Enfin ça ressemble à un avion

Je ramène le fuselage dans le petit atelier chauffé afin de réaliser le plancher, les palonniers avec les freins, la commande des volets et le réservoir en tôle d’alu de 0.8 soudé par un professionnel (pas trop « pro », plusieurs fuites aux soudures). J’ai fini par mettre du PR.

L’aménagement du poste de pilotage est laissé au bon vouloir du constructeur. Il faut donc concevoir un tableau de bord, des sièges, des aérateurs, des vide-poches….

Après avoir choisi le sens d’ouverture de la verrière, je réalise le cadre, le système de fermeture, et ajuste la verrière avant collage. Mise en place de  l’antenne radio et fermeture du fuselage AR par le dôme dont le premier cintre sera effectué à la cote de la verrière, afin d’avoir un ajustement des courbes correcte.

Il est temps de le mettre sur ses roues, et pour cela il faut réaliser les fusées du train principal qui se fixent en bout des barres Zicral. Le train AV est en acier 25CD4S avec une roue amortie par des rondelles Belleville.

Je ramène le fuselage dans le hangar pour le reste de la construction. Je réalise un faux bâti moteur en cornière, de façon à placer le moteur sur 2 tasseaux afin d’effectuer le CG  de l’avion en l’avançant ou en le reculant. L’avion est entièrement monté et des masses sont en remplacement des éléments manquants (hélice, tableau de bord, raccordements électriques, essence, peinture…). Une fois l’emplacement déterminé  avec les angles de 2° d’anti couple et 2° de piqueur, on peut couper, ajuster et pointer chaque tube du bâti moteur. Reste, une fois démonté à le souder convenablement à l’autogène.

Le moteur remonté sur son bâti peint, commence alors un long travail de :

  • Fabrication du tableau de bord avec ses différents compteurs et interrupteurs
  • Raccordements des durites (essence, chauffage et ventilation) et des commandes (gaz, starter, chauffage)
  • Confection du circuit électrique et du circuit de freinage
  • Mise en place de l’hélice et ajustement du cône. Se sera une hélice 3 pâles en bois de chez Valex qui me donne toute satisfaction.

Il me reste le capot à fabriquer. Moule perdu en bois et en styrofoam directement réalisé sur place en protégeant le moteur. Ensuite on recouvre entièrement le moule de bandes adhésives (large de 5 cm pour faire les colis) qui servira de démoulant. Une 1ère couche tissu de verre 250g, puis une couche tissu de carbone 250g et une dernière couche tissu de verre de 250g imprégnés de résine époxy. Une fois démoulé, coupé, renforcé, ajusté, mastiqué et poncé, je le trouve assez beau pour passer à la peinture.

Maintenant que tout est fabriqué, reste la peinture. Il faut tout redémonter pour peindre les éléments séparément et commencer un long travail : apprêter, poncer, encore apprêter, encore poncer et enfin peindre. Heureusement la peinture, je connais et je dispose d’un bon compresseur avec de la place. La peinture polyuréthane pour automobile se fera dehors et de préférence le matin, il y a moins de moustiques et de moucherons. Quand on retire les caches et que l’on remonte les différents éléments, quel bonheur. Pour obtenir un joli appareil, il ne suffit pas de bien le construire, il faut aussi bien le finir dans les détails, pour terminer avec une belle décoration. Cette déco a été réalisée avec fierté par mon fils, et de plus c’est son métier.

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